Le parcours de Stéphane dans le domaine du don d'organes a commencé par de simples gestes de générosité. Inspiré par ses parents, il a commencé à donner son sang dès la vingtaine, puis s'est engagé à le faire tous les 56 jours. Son engagement s'est intensifié lorsque la fille d'un de ses amis a eu besoin d'une greffe de moelle osseuse, ce qui l'a incité à s'inscrire au registre des donneurs de cellules souches et à faire du bénévolat auprès de la Société canadienne du sang, où il a recruté des donneurs et mené des actions de sensibilisation.
En 2015, son intérêt pour le don d'organes de son vivant s'est accru après avoir entendu parler d'un appel public pour trouver un donneur de foie. Au fil de ses recherches, il a appris que le don de rein et de foie de son vivant était sans danger. À peu près à la même époque, sa tante commença à avoir des problèmes rénaux. Lorsque son état s'aggrava en 2019 et qu'elle fut placée sur la liste d'attente pour une greffe — sans donneur compatible parmi ses proches —, Stéphane se porta volontaire.
Enthousiaste et déterminé, il commença les tests en août et franchit rapidement chaque étape du processus d'évaluation, subissant une intervention chirurgicale en novembre de la même année. La greffe a transformé la vie de sa tante : elle a repris le travail, le jardinage et a retrouvé un sentiment de normalité. Près de six ans et demi plus tard, elle continue de s'épanouir.
Stéphane a bénéficié d'un soutien important de son employeur et a progressivement repris le travail après son opération. Il s'est également davantage impliqué auprès de la Fondation du rein et du Réseau Trillium pour le don de vie (RTDV), ce qui lui a ouvert de nouvelles perspectives pour promouvoir le don d'organes.
Fin 2024, il vit une publication concernant une personne ayant besoin d'une greffe de foie. Il se porta volontaire à nouveau, et bien qu'il ne fut pas compatible avec le receveur prévu, il fit finalement un don à un enfant en avril 2025.
Malgré deux dons importants, Stéphane a conservé son mode de vie actif. Il continue à faire de l'exercice, à prendre soin de ses chiens et à privilégier sa santé. Il décrit le don comme une expérience à la fois exigeante et profondément gratifiante, motivée par un profond sens du devoir.
« Les gens ordinaires peuvent accomplir des choses extraordinaires », dit-il, encourageant ainsi les autres à ne pas attendre, mais à réfléchir dès maintenant à la manière dont ils peuvent apporter leur aide.